Projet pédagogique global

   
 

Je n'enseigne rien à mes étudiants, j'essaie simplement de créer les conditions dans lesquelles ils peuvent apprendre.
(Albert Einstein)

   
 

La charge d’enseignement actuelle comprend deux volets, un volet grammatical (Histoire de la langue française et de la francophonie ; Diachronie du français) et un volet littéraire(Approches plurielles de la littérature).

 

Le contenu des cours est adapté à leur chronologie dans le cursus des romanistes. Le cours Histoire de la langue française et de la francophonie (BA1) est essentiellement conçu comme un cours de culture générale (histoire, histoire littéraire, histoire culturelle du monde francophone), même s'il pose quelques bases méthodologiques (critique des sources, interprétation des données historiques, sociolinguistique…). Le cours Diachronie du français (BA2), entièrement ancré dans la linguistique diachronique, est construit en parfaite symétrie avec le cours précédent, ce qui permet non seulement d’établir de réels liens entre les différents contenus, mais aussi de re-solliciter, pour chaque nouvel enseignement, les acquis antérieurs, et par là de contrecarrer la tendance spontanée des étudiants à cloisonner leurs apprentissages et à solliciter uniquement leur mémoire à court terme.

  Le cours Approches plurielles de la littérature, qui prend place en fin de cursus, montre les connexions entre études et recherche.
 

Le dénominateur commun de tous mes enseignements est l’étude des textes (voire, majoritairement, l’étude de textes non contemporains), quel que soit l’angle d’approche, linguistique, littéraire, philologique ou tout simplement méthodologique.

  L’importance du texte est une première fois mise en évidence Histoire de la langue française et de la francophonie où il s'agit d'interpréter les documents de l'histoire de la langue sans décalage chronologique, c'est-à-dire en replaçant chaque document dans le contexte de son époque.
 

L’importance du texte est une nouvelle fois mise en évidence dans le cours de Diachronie du français, dont l’entrée en matière attire l’attention sur le fait que les francophones ne se sont intéressés à la description de leur propre langue qu’à partir de la fin du XVIe siècle et donc sur le fait que pour les états antérieurs, notre connaissance de la langue repose exclusivement sur la connaissance des textes anciens, d’où la nécessité de bien les interpréter. Les textes anciens sont encore plus directement sollicités lorsque le cours place les étudiants pour la première fois dans leur cursus au contact direct d’états de langue anciens. Il s’agit certes par cet enseignement d’immerger les étudiants dans les époques non contemporaines, mais aussi de leur apprendre à situer un texte dans son époque par l'étude de ses caractéristiques linguistiques.Il s'agit encore de dégager, par l’étude de textes, comment se dessine l’évolution de la langue et par quels chemins, parfois tortueux, on en est arrivé aux règles actuellement appliquées.

 

Les cours Histoire de la langue française et de la francophonie et Diachronie du français, par l'importance qu'ils accordent aux documents textuels en général et aux textes littéraires en particulier contribuent à ouvrir l'horizon littéraire des étudiants, une ouverture d'esprit qui trouve son aboutissement dans le cours Approches plurielles de la littérature qui met en avant les connexions entre études littéraires et recherche en littérature.

Les connexions se font explicitement avec divers autres cours du cursus, de manière prospective (pour les cours d'ancien et moyen français, pour le cours de philologie ou pour les cours de littérature du Moyen Âge), ou encore de manière concomitante (l’histoire de la langue française s’ancrant dans la langue latine, la terminologie adoptée dans le cadre des cours de grammaire historique est délibérément conforme à celle utilisée dans les cours de latin ; l'histoire de la langue française suit le même découpage que l'histoire de la littérature française et met en avant, quand c'est possible, le rôle joué par des écrivains dans l'histoire de la langue) de manière à encourager chez les étudiants des transferts de connaissance.

 
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Page mise à jour le 24/12/11  
© 2011 Annick Englebert
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En-tête : La dame à la licorne (Musée national du Moyen Âge, Paris)