Théories et pratiques poétiques du Moyen-Âge (domaine français et provençal)

Projet pédagogique

Le cours se propose d’initier aux pratiques poétiques du Moyen-Âge d’une part par l’analyse de traités de seconde rhétorique, d’autre part, parce que ces traités sont souvent lacunaires, par l’étude soit de formes poétiques spécifiques, soit de textes dont les auteurs se distinguent par une grande virtuosité poétique (comme Marcabru pour le domaine provençal ou Rutebeuf pour le domaine français).
Bien que centré sur le Moyen-Âge, le cours vise à montrer ce qui dans l’évolution phonétique du français a conduit à déstabiliser sensiblement les règles de la poésie médiévale aux XIVe et XVe siècles, et à les redéfinir au XVIe siècle, pour les figer en forgeant une variété spécifique de la langue, le français poétique.

Recherches liées au cours

L’intérêt porté par Annick Englebert aux traités de seconde rhétorique a conduit à l’édition de différents traités, dont l’Art de dictier (d’Eustache Deschamps) et de l’Instructif de la seconde rethoricque (attribué à Regnaut le Queux)
Une étude minutieuse des mécanismes de versification du Roman de Renart le Contrefait la conduit à reconsidérer de nombreuses options éditoriales suivies par Gaston Raynaud dans son édition de 1914 et à rééditer le texte.
La poésie des XIVe et XVe siècles étant particulièrement éclairantes sur l’évolution des pratiques poétiques, elle a réalisé une édition des Œuvres d’Eustache Deschamps (une étude systématique des pièces est en cours) ; une édition du Jardin de Plaisance est en cours.