Docteur en Sciences Zoologiques
Chercheur qualifié au Fonds
National de la Recherche Scientifique
Laboratoire
de biologie animale et cellulaire – Unité d’Ecologie Sociale CP 160/12
Université Libre de Bruxelles
Avenue F. Roosevelt 50, B-1050 Bruxelles ;
Belgique
Tel. : + 32.(0)2. 650.26.49 Fax. : + 32.(0)2. 650.24.45
email
: cdetrain@ulb.ac.be
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Thèmes de recherches 
Décisions individuelles
et collectives au sein de la fourmilière
Division du
travail au sein de la fourmilière
Chacun de ces thèmes est proposé dans le cadre de mémoires
de licences, de thèses de doctorat ou de recherches post-doctorales.
Ouvrière de Lasius niger
s'abreuvant de solution sucrée
Dessin: A.C. Mailleux
La
« sagesse » proverbiale de la fourmilière fait référence à l’efficacité de son organisation
sociale. Pour comprendre cette organisation, il convient de lier le
comportement de l’individu à celui de la société et d’identifier les mécanismes
éthologiques impliqués dans l’émergence de comportements collectifs adaptatifs. A cet égard, l’étude des sociétés
d’insectes permet de faire progresser notre compréhension du fonctionnement des
systèmes complexes et des mécanismes de prises de décision individuelle et
collective. Aujourd’hui, la vision
d’une organisation complexe s’appuyant sur un plan global dicté par une
intelligence centralisatrice (p.ex. la reine) est battue en brèche par nombre
de travaux sur les insectes sociaux.
Chez les fourmis, la complexité collective émerge de décisions individuelles
très simples basées sur des informations locales, couplées à des processus
d’amplification tels que le recrutement de congénères par des pistes
chimiques. L’intelligence
collective et son principal support, l’auto-organisation, se manifestent dans
des activités aussi diverses que l’exploration de nouveaux territoires, le tri des larves et des cadavres ou
l’approvisionnement du nid.
Pour
comprendre « l’intelligence collective » d’une fourmilière, il faut
donc s’interroger sur le comportement de l’ « individu- fourmi », sur
sa perception de l’environnement et sur son mode de transmission de
l’information à ses congénères.
Questions abordées
+ Comment une fourmi
informe-t’-elle ses congénères quant aux ressources ou aux contraintes de son
environnement ?
+ La fourmi
doit-elle « mesurer » précisément
toutes les caractéristiques (taille, nature, abondance) d’une ressource ou peut-elle se
contenter d’en estimer quelques indicateurs de qualité?
+ Quelle
est la valeur adaptative des critères qui guident les décisions des recruteuses
?
+ Un
codage explicite de l’information est-il toujours nécessaire? L’environnement
peut-il influencer la structure spatiale des pistes et les stratégies de récolte de la
fourmilière ?
Pour en savoir plus,
Thèses
de doctorat: Anne-Catherine Mailleux (2001)
Cédric
Devigne, Stéphane Portha (en cours)
Mémoires
et travaux de DEA : Claire Natan (1997), Stéphanie Depickere
(1999), Jérémy Simar (1999)
Publications :
voir N° 8, 16, 17, 20, 23, 24, 25
.
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Aiguillon de la fourmi Pheidole
pallidula.
Les sécrétions des deux glandes liées à l’aiguillon (glande à poison et de Dufour) interviennent dans la communication chimique lors de la récolte de nourriture ou la défense de la société.
Photo MEB : C. Detrain
L’essentiel de la communication chez les fourmis repose sur l’émission et la perception de substances chimiques. Lors de la découverte d’une source de nourriture, le dépôt d’une phéromone de piste assure la mobilisation et l’orientation des fourmis recrutées vers cette source. En présence d’intruses ou de prédateurs, les fourmis émettent également des phéromones qui suscitent l’alarme chez leurs congénères ainsi que des substances défensives, irritantes, toxiques ou répulsives.
L’étude morphologiques des glandes
exocrines ainsi que l’analyse chimique de ces sécrétions permettent de mieux
comprendre la physiologie de la communication au sein de la fourmilière. Outre la
découverte de nouveaux produits naturels, l’analyse chimique de ces sécrétions
glandulaire s’avère un outil de détermination des espèces utile au taxonomiste.
Questions abordées
+ Quelle
est l’origine glandulaire et la composition chimique des phéromones de piste ou des composés
défensifs chez plusieurs espèces de fourmis ?.
+ Chez les fourmis polymorphes, les castes sont-elles spécialisées dans la production ou la
réponse à ces sécrétions glandulaires?
+ Les phéromones de pistes sont-elles perçues par d’autres insectes, notamment par des parasites
sociaux des fourmis afin de localiser la fourmilière ?.
+ Comment modéliser le comportement
d’orientation et de suivi des pistes chimiques par les fourmis ?
Pour en savoir plus,
Thèses
de doctorat: Claire Detrain (1989), Ana Hérédia (2002)
Publications : voir N°1, 5, 7, 9, 10, 11, 12, 13
Relations plantes-fourmis
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Site
d'étude des fourmis
moissonneuses Ouvrière
de Messor barbarus transportant une graine
Photos: C. Detrain
A l’instar
d’autres hymenoptères, la myrmécofaune peut interagir, directement ou
indirectement, avec la communauté végétale. Par leur granivorie, les fourmis, dites
moissonneuses, peuvent réduire le succès reproducteur des plantes phanérogames.
Par le transport et le stockage des graines dans les loges du nid, ces fourmis
sont également susceptibles de participer à leur dispersion loin de la
plante-mère.
Par ailleurs,
des fourmis non moissonneuses peuvent
récolter occasionnellement des graines pourvues d’élaiosomes. Ces élaiosomes sont des corpuscules
huileux très attractifs pour les fourmis.
Celles-ci consomment l’élaiosome puis rejettent le reste de la graine
ayant gardé son pouvoir germinatif.
La dispersion de ces graines à élaoiosomes est donc assurée par les fourmis présentes dans le
milieu.
Questions
abordées
+ En région méditerranéenne, quel est l’impact de la fourmi
moissonneuse, Messor barbarus, sur la communauté végétale?
+ Quelles caractéristiques des graines
influencent leur récolte par les
fourmis moissonneuses?
+ Quels sont les
rôles respectifs des castes dans le recrutement et le transport de graines chez
les fourmis moissonneuses ?
+ Dans nos régions
tempérées, comment les fourmis contribuent-elles à la dispersion de graines à
élaiosomes (le cas Lasius niger-Viola odorata) ?
Pour en savoir plus,
Thèse
de Doctorat : Ana Hérédia
Mémoires
: Misha Versaen (1995), Olivier Tasse (1997), L . Piraux (2002)
Publications : voir N° 18, 19, 21, 22
Division du travail au sein de la fourmilière
Ouvrières minor et major de la fourmi
dimorphique Pheidole pallidula (Photo C. Detrain)
Certaines espèces de fourmis se caractérisent par un
polymorphisme de la caste des ouvrières stériles. Ce polymorphisme se traduit par des différences dans la
taille corporelle des individus, éventuellement associées à des spécialisations
morphologiques (p.ex. mandibules hyperdéveloppées de certaines ouvrières).
L’organisation sociale de la fourmilière repose alors sur une division du
travail où les individus morphologiquement distincts se spécialisent dans un
nombre de limité de tâches. Ce polyéthisme résulte de différences entre castes, soit qualitatives dans
leurs répertoires comportementaux, soit quantitatives dans la fréquence de
réalisation de certaines tâches et leurs seuils de réponse aux stimuli de
l’environnement .
Classiquement, les ouvrières major sont
appelés soldats car elles sont dotées de puissantes mandibules et participent à
la défense de la société. Quant aux ouvrières minor, elles assurent la majorité
des activités notamment à l’intérieur du nid. Cette division du travail entre minor et major n’est
cependant pas la règle : chez plusieurs espèces, les majors participent
activement aux soins aux larves ou à la récolte de nourriture.
Enfin, la distribution spatiale des castes sur
l’aire de récolte et au sein du nid joue un rôle primordial dans l’organisation
sociale de la fourmilière. Cette
position spatiale des castes influence la nature des stimuli qu’elles
perçoivent et, dès lors, détermine leurs activités et leur spécialisation
fonctionnelle.
Questions abordées
+ Quels sont les répertoires comportementaux des castes
des espèces polymorphes Pheidole
pallidula et Messor
barbarus ?
+ Les seuils
de réponse comportementaux diffèrent-ils entre castes ? Des Seuils de réponse différents
permettent-ils d’expliquer la division du travail entre castes ?
+ Les majors
sont–elles spécialisées dans la défense de la société ou participent-elles aux
tâches internes telles que le soin au couvain ?
+ Quelle est
l’organisation spatiale des castes au sein du nid ? Dans quelle mesure ces structures
spatiales conditionnent-elles la division du travail entre castes ?
Pour en
savoir plus,
Thèse de doctorat : Claire
Detrain (1989)
Grégory Sempo en cours
Publications : voir N° 2,
3, 4, 6 , 8, 15
Perspectives : Applications potentielles 
Vers une gestion
de précision des sociétés animales
Dans les sociétés d'insectes, les réponses structurées de la société émergent d'interactions multiples entre des individus disposant d'informations locales et obéissant à des règles comportementales simples. L'efficacité de cette intelligence décentralisée ou "en essaim" est bien établie chez les fourmis ou les abeilles. Par analogie, certains de ces principes peuvent être transposés à divers secteurs du monde économique.
L'intelligence en essaim est source d'inspiration notamment dans le secteur des télécommunications. En téléphonie classique ou sur le réseau Internet, le trafic des informations est souvent imprévisible et passe par des noeuds qui peuvent être saturés. Ces informations peuvent êtres gérées par un système bio-inspiré où tels des fourmis en quête de nourriture, des agents informatiques "déposent" des phéromones virtuelles (ici des bits d'information). Comme sur les pistes de fourmis, le jeu des amplifications et de l'évaporation de ces "phéromones virtuelles" permet de réorienter les appels et d'éviter la saturation de certains postes.
En robotique classique, les machines qui
optimalisent une tâche répétitive et définie sont prisonnières de leur
programmation rigide. A l'inverse, on peut concevoir une
"société" de petits automates simples, peu coûteux qui communiquent
et coopèrent. De tels robots-fourmis présentent un comportement collectif
flexible qui les rend aptes à travailler dans des environnements imprévisibles,
hostiles ou fluctuants. Des applications éventuelles sont l'exploration de
milieux inconnus (planètes, fonds marins,...), la surveillance de surfaces de parkings et de stockage
ou encore le contrôle de sociétés animales (voir ci-après).
Nombre d’espèces animales d’intérêt économique se caractérisent
par un mode de vie sociale ou
grégaire. La création de sociétés mixtes de robots et d’animaux qui coopèrent
et échangent des informations semble aujourd’hui possible. Elle peut offrir des solutions
concrètes à divers problèmes que rencontrent les éleveurs. Ainsi, les contraintes économiques
imposent souvent aux producteurs d’atteindre un taux minimum de réponse (p.ex.
un taux minimum d’alimentation) au sein de leurs élevages. Ces taux de réponse pourraient être
plus aisément atteints et maintenus artificiellement par l’usage de plusieurs
robots stimulant les animaux à réaliser le comportement souhaité. En outre, chaque robot ayant un rayon
d’interaction limité aux animaux spatialement proches, la dispersion de plusieurs robots coordonnés au sein de l’élevage
permettrait d’uniformiser voire de synchroniser la réponse de l’ensemble du
groupe.
Si plusieurs robots peuvent aider à maintenir une
cohérence comportementale au sein d’un groupe d’animaux, à l’inverse, ils
peuvent contribuer à désynchroniser
des populations et à prévenir l’émergence de comportements collectifs
indésirables tels que des phénomènes de panique collective. L’introduction de
plusieurs robots gardant, en toutes circonstances, des comportements normaux
voire apaisants, permettrait de contrecarrer l’amplification de phénomènes
locaux de panique et d’éviter leur contagion à l’ensemble de l’élevage.
Plusieurs robots de conception simple mais capables
d’interagir selon des règles inspirées des sociétés d’insectes possèdent donc
des propriétés remarquables de robustesse, de flexibilité et d’adaptation à un
environnement changeant et imprédictible. A l’avenir, la création de sociétés mixtes de robots et d’animaux semble d’une part, un moyen élégant et
innovant de concrétiser une synergie entre robotique et éthologie et d’autre
part, ouvre de nouvelles perspectives dans la gestion du vivant.
INFORMATION PROCESSING IN SOCIAL
INSECTS.
Edited by Detrain C., Deneubourg J.L. and Pasteels J.M. 1999, 432 pages. Hardcover . ISBN 3-7643-5792-4
Birkhauser Verlag - Postfach 133 CH-4010 Basel/Switzerland.
-1- (Z,E)-alpha-farnesene, main
constituent of the hypertrophied Dufour gland of the majors of Pheidole
pallidula (Formicidae).
Detrain C., Pasteels J.M., Braekman J.C. and Daloze D.
Experientia, 43 (1987), 345-346.
- 2 - Field study on foraging by
the polymorphic ant Pheidole pallidula.
Detrain
C.
Insectes Sociaux, 37 (4) (1990), 315-332.
- 3 - Caste differences in behavioral thresholds as a basis for polyethism
during food recruitment in the ant Pheidole pallidula.
Detrain C. and Pasteels J.M.
J. Insect Behavior, 4(2), (1991), 157-177.
- 4 - Dynamics of collective exploration in the ant Pheidole pallidula.
Detrain C., Deneubourg J.L., Goss S. and Quinet Y.
Psyche, 98(1), (1991), 21-31.
- 5 - A new pheromone in the ant Pheidole pallidula.
Detrain C. and Cammaerts M.C.
Behavioural Processes, 24, (1991), 123-132.
- 6 - Caste polyethism and Collective defense in the ant Pheidole pallidula:
the outcome of quantitative differences in recruitment.
Detrain C. and Pasteels J.M.
Behavioral Ecology and Sociobiology, 29,(1992), 405-412.
- 7 - A model for osmotropotactic orientation.
Calenbuhr V., Chrétien L., Deneubourg J.L. and Detrain C.
Journal of theoretical biology, 158, (1992), 395-407.
- 8 - Scavenging by Pheidole pallidula : a key for understanding
decision-making systems in ants.
Detrain C. and Deneubourg J.L.
Animal Behaviour, 53, (1997), 537-547.
- 9 - Identification of a component of the trail pheromone of the ant Pheidole
pallidula.
Ali M.F., Morgan E.D., Detrain C. and Attygale A.B.
Physiological Entomology, 13 (1988), 257-265
- 10 - Host-trail following by the myrmecophilous beetle Edaphopaussus
favieri (Fairmaire, Carabidae, Paussinae).
Cammaerts R., Detrain C. and Cammaerts M.C.
Insectes Sociaux, 37(3) (1990), 200-211.
- 11 - Chemical defense in the three European species of Crematogaster
ants.
Daloze D., Kaisin M., Detrain C. and Pasteels J.M.
Experientia, 47 (10), (1991), 1082-1088.
- 12 - Host trail-following by the guest ant Formicoxenus
provancheri (Hymenoptera, Formicidae).
Lenoir A., Detrain C. and Barbazanges N.
Experientia, 48, (1992), 95-97.
- 13 - Venom constituents of three species of Crematogaster
ants from Papua New Guinea.
Leclercq S., Braekman J.C., Kaisin M. Daloze D., Detrain C., de Biseau J.C.,
Pasteels J.M.
Journal of Natural Products, 60 (11), (1997), 1143-1147.
- 14 - The dynamics of collective sorting robot-like ants and ant-like robots.
Deneubourg J.L., Goss S., Franks N., Sendova-Franks A., Detrain C. and Chrétien
L.
In: Simulation of adaptive behavior: from animals to animats. Meyer J.A.
and Wilson S (eds), MIT Press, (1991), 356-365.
- 15 - Lipid storage by major workers and starvation
resistance in the ant Pheidole pallidula.
Lachaud J.P., Passera L., Grimal A., Detrain C. and Beugnon G.
In: Biology and Evolution of Social Insects, Billen J (ed), Leuven
University Press, Leuven (Belgium), (1992), 153-160.
- 16 - Decision-making in foraging by social insects
Detrain C., Deneubourg J.L. et J.M. Pasteels
In: Information processing in social insects. Detrain C.,
Deneubourg J.L. et J.M. Pasteels (eds), Birkhauser Verlag (1999),
331-354.
- 17 - Self-organization or individual complexity: a false
dilemna or a true complementarity
Deneubourg J.L., Camazine S. and Detrain C.
In: Information processing in social insects. Detrain C., Deneubourg
J.L. et J.M. Pasteels (eds), Birkhauser Verlag (1999), 401-408.
- 18 - Seed preferences of the harvester ant Messor
barbarus in a Mediterranean mosaic grassland
Detrain C. and Pasteels J.M.
Sociobiology 35, (2000), 35-48
- 19 - A field assessment of optimal foraging in ants: trail
patterns and seed retrieval by the European harvester ant Messor barbarus.
Detrain C., Tasse O., Versaen M. and Pasteels J.M.
Insectes sociaux 47, (2000), 56-62.
- 20 - How do the ants assess food
volume?
Mailleux A.C., Deneubourg J.L. and Detrain C.
Animal behaviour 59, (2000), 1061-1069.
- 21 - Seed drops and caches by
the harvester ant Messor barbarus: do they contribute to seed dispersal in
Mediterranean grasslands?
Detrain C. and Tasse O
Naturwissenschaften, 87, (2000), 373-376
- 22 - Worker size polymorphism and ethological role of
abdominal exocrine glands in the harvester ant Messor barbarus.
Heredia A. and Detrain C.
Insectes Sociaux 47, (2000), 383-389.
- 23 - The influence of the physical environment on the
self-organised foraging patterns of ants
Detrain C.,
Natan C. and Deneubourg J.L.
Naturwissenschaften 88,
(2001), 171-174.
- 24 - Plan d’organisation et population
dans les sociétés d’insectes
Deneubourg J.L., Millor J.,
Theraulaz G. and Detrain C.
In: L’homme
devant l’incertain. Odile
Jacobs (ed). Paris (2001), 141-155.
- 25 - Complexity of environment
and parsimony of decision rules in Insect societies
Detrain C. and J.L.
Deneubourg
The Biological Bulletin, 202 (2002), 268-274.
- 26 - Dynamics of aggregation and emergence of cooperation
Deneubourg J.L., Lioni A.
and Detrain C.
The Biological Bulletin, 202 (2002), 262-267.
Fourmis et autres insectes sociaux
Intelligence collective et robotique
·
Silsoe Research Institute : Robots
utilisés dans l’élevage et l’agriculture
·
Ecole
Polytechnique de Lausanne -
Sociétés de micro-robots
Projet en cours