SOLTAN AHMAD SHAH KADJAR (1909-1925)


A.  Le Couronnement (1909)

B. La régence de Nasser el-Molk (1909-1914)

  1. La mission Shuster
  2. William Knox d'Arcy et le pétrole
  3. Ahmad Shah et les démocrates

C.  L'accession au pouvoir (1914)

D.  La Première Guerre Mondiale (1914-1918)

E. Les troubles

  1. La situation de la Perse en 1918
  2. L'accord Anglo-Perse de 1919
  3. L'accord Russo-Perse de 1921
  4. Le coup d'état de 1921

F. La destitution


A. Le Couronnement (1909)

Après la guerre civile de 1908-1909, Mohammad Ali Shah Kadjar se voit contraint et forcé d'abdiquer en faveur de son fils, Soltan Ahmad Mirza Kadjar.

Avant de partir en exil, Mohammad Ali Shah nommera abdiquera donc en faveur de son aîné, Soltan Ahmad Shah, et nommera son cadet, Mohammad Hassan Mirza, au rang de Prince Héritier. Tant la Consititution que la légitimité dynastique seront respectées...

Ce devoir accompli, Mohammad Ali Shah quitte Téhéran en voiture automobile. Il rejoint le port d'Enzeli, sur la Caspienne, d'où il gagnera Bakou, pour s'installer finalement à Odessa.

B. La régence de Nasser el-Molk (1909-1914)

Dès son investiture, le Régent confia au Sepahdar le soin de former un cabinet. Un peu plus tard, des élections furent organisées et le Deuxième Parlement put se réunir dès le 15 novembre 1909.

1.  La mission Shuster

Pour remettre de l'ordre dans les finances de l'Empire, on fit venir une mission américaine composée de 16 experts. A leur tête, se trouvait le financier Morgan W. Shuster. Shuster méprisait tant le désordre de l'administration traditionnelle que la corruption des élites. Il entreprit de tout rationnaliser, et obtint comme résultat de se mettre à dos tous les hauts fonctionnaires de l'Empire. En outre, les russes - qui visiblement n'ont pas envie du tout que la Perse se relève - réclament à corps et à cris sa démission. Shuster ne restera que quelques mois. Il écrira ensuite, en 1912, un livre qui fera grand bruit: " The Strangling of Persia ". Il y explique comment les anglais d'une part (via la Banque Impériale de Perse), et les russes d'autre part s'étaient arrangés pour étrangler la Perse.

2.  William Knox d'Arcy et le pétrole

Les choses devaient s'empirer après 1908. En effet, auparavant, la Perse ne présentait qu'un intérêt géo-stratégique (accès à l'Océan Indien et aux frontières de l'Empire des Indes pour les russes, protection de ce même Empire des Indes pour les anglais).

Mais en 1908, William Knox d'Arcy trouve du pétrole. Dès ce moment, la Perse devient également un enjeu économique...Et les anglais ont le beau rôle: D'Arcy obtient une concession de 60 ans. En échange, il fournira au gouvernement de Perse une rente de 20 000 livres, des actions de la future société pour un montant équivalent, et 16% des bénéfices. Le 14 avril 1909 , D'arcy fonde la Anglo-Persian Oil Company (APOC), qui allait assurer l'exploitation commerciale du pétrole. A la veille du premier conflit mondial, sur l'instigation de Lord Winston Churchill, l'Amirauté Britannique prend le contrôle de l'APOC et acquiert 52.5% des actions de la société.

3.  Ahmad Shah et les démocrates

Le jeune Ahmad Shah - bien que toujours sous la tutelle du Régent - se rend bien compte de ce qui se passe. Il ne cache pas ses sympathies pro-démocrates. Il est suivi en cela par d'autres membres de la famille Kadjare. Le chef de file des démocrates était d'ailleurs le Prince Soleyman Mirza Eskandari-Kadjar (1862-1944) , socialiste germanophile.

Le Prince Soleyman Mirza Eskandari-Kadjar était si démocrate qu'il prônait carrément l'instauration d'une république en Perse. Ses opinions démocrates l'amenèrent d'ailleurs à se disputer avec ses cousins Ahmad Shah et Mohammad Ali Shah.

C.  L'accession au pouvoir (1914)

Le jeune Soltan Ahmad Shah, alors âgé de 16 ans, sera couronné en juillet 1914. De grandes festivités seront organisées pour l'événement.

Le nouveau souverain est un démocrate et un nationaliste convaincu. Cependant, son jeune âge, son éducation et son raffinement l'éloignent de l'arène politique, où il aurait dû affronter les ingérences étrangères, régler les problèmes d'endettement de l'Etat, brimer la rapacité et la corruption des élites, et composer avec le radicalisme de certains nationalistes.

Le jeune Ahmad Shah, démocrate et patriote au possible, a hérité d'une situation qu'il n'a pas choisie et que jamais il ne parviendra à redresser. L'Histoire lui en rendra, cependant, justice. Encore aujourd'hui, pour les Kadjars, il vaut mieux se présenter en Iran en tant qu'héritiers d'Ahmad Shah plutôt que comme descendants de Mohammad Ali Shah!

D.  La Première Guerre Mondiale (1914-1918)

En 1914, premier conflit mondial éclatait, et l'Empire Ottoman se jetait à corps perdu (c'est le cas de le dire!) dans la guerre...

La réaction de la Perse est teintée de sagesse et de simplicité: elle consiste en une déclaration de neutralité datée du 01 novembre 1914. Mais, si être neutre dans une si "drôle de guerre" constitue une attitude raisonnable, encore faut-il en avoir les moyens...Entre autres, il fallait pouvoir défendre le pays contre les incursions étrangères - quelles que soient leurs origines - ce qui ne sembait pas très réaliste à l'époque !

Le seul véritable corps d'armée professionnel et opérationnel était la Brigade des Cosaques du Shah...qui jamais n'aurait riposté contre une agression russe (en avait-elle, d'ailleurs, les moyens ?).

La seule force neutre et opérationnelle était constituée par la toute neuve gendarmerie, créée, entraînée et gérée par des officiers Suédois. C'était la seule force qui aurait pu rester, en toutes circonstances, loyale à Ahmad Shah et au gouvernement de Téhéran...Làs, la gendarmerie ne tardera pas à basculer dans le camp allemand.

Puisque la Perse ne peut assurer sa neutralité, les occidentaux la transformeront en champs de bataille...les anglais, pour faire contre-poids à la Brigade des Cosaques du Shah envoient le Général Sir Percy Sykes en Perse en 1916. Il y créera une force armée relativement puissante, les South Persia Rifles (SPR). Téhéran ne reconnaîtra jamais l'existence légale d'une telle force, bien que le gouvernement anglophile du Prince Farman-Farma l'eut appelée de tous ses voeux.

Pour tout arranger, Mirza Kuchek Khan - un clerc du Guilan qui avait participé à la Révolution Constitutionnaliste - lance en 1915 l'insurrection Jangali (en français, des forêts ). Ce mouvement est inclassable: panislamiste, nationaliste, populiste et empreint de communisme...Essentiellement, les Jangali réclamaient de nouvelles élections et le respect de la légitimité suprême du peuple. les Jangali investissaient les villes, sauvages hirsutes défiant les forces de l'ordre, puis retournaient se réfugier dans les arbres. Les anglais, ne pouvant pas tolérer cela plus que le pouvoir central, envoyèrent carrément...des avions pour bombarder les Jangali ! Il est vrai qu'ils commencaient à menacer Téhéran...Mais le mouvement, supporté par les Bolcheviques dès 1917, allait persister et se durcir, même après la guerre.

Bref, c'est la confusion totale en Perse: tout le monde se tire dessus; plus personne ne sait vraiment qui sont ses alliés et ses ennemis. Même le Parlement ne sait plus où il en est: il y a eu 13 Premiers Ministres entre 1913 et 1918 ! Et Ahmad Shah fait tout ce qu'il peut, mais ses moyens sont extrêmement limités...

Ahmad Shah en uniforme militaire pendant la première guerre mondiale

Paradoxalement, la Révolution d'Octobre - qui mena Lénine au pouvoir en Russie - allait aider à éclaircir les choses. L'armée russe, qui occupait le nord de l'Iran, de déchira et tout le monde repartit en Russie. Le Prince Héritier, Mohammad Hassan Mirza, en profita pour investir Tabriz, prendre le titre de Vice-Roi, et placer l'Azerbaijan entier sous son contrôle. Il placera des aussi des milices persanes dans tous les arsenaux et dépôts de munitions, évitant ainsi - de justesse - que l'Azerbaijan ne devienne République Soviétique !

Au lendemain de la guerre, le pouvoir central est plus affaibli que jamais. Le plus urgent est de mater - une fois pour toutes - la rébellion Jangali. Mais la Brigade des Cosaques du Shah s'est désintégrée avec la Révolution Russe. Le général Ironside - un Anglais - reprend en main ce régiment et part toutes voiles dehors vers le Guilan pour exploser les Jangali. La Brigade, ou ce qu'il en reste, est écrasée. Le général Ironside ne peut s'empêcher de remarquer l'officier - illettré - qui a organisé la retraite avec sang-froid et intelligence, Reza Khan. Dans moins de 10 ans, cet homme montera sur le trône...

Le mouvement Jangali finira par se désintégrer de lui-même, en 1920, au cours d'innombrables débats idéologiques entre communistes et pragmatiques, et sous l'influence de Lénine - qui voulait une fois pour toutes se désengager des affaires de la Perse. Mirza Kuchek Khan mourra de froid dans la montagne et sa tête sera rapportée à Téhéran comme preuve de la fin de l'insurrection.

E.  Les troubles

1.  La situation de la Perse en 1918

En 1918, la Perse n'est plus que l'ombre d'elle-même. Les Ottomans, ayant remplacé les russes au pied levé, occupent l'Azerbaijan. Les Britanniques contrôlent tant le Sud (grâce aux South Persia Rifles) que l'Est (grâce à l'East Persia Cordon). Le centre du pays est aux mains des potentats locaux. Le gouvernement central, dirigé par l'anglophile Vosuq od-Dowleh, ne contrôle en fait plus que la région de Téhéran.

Outre ses problèmes politiques, le pays est ruiné à cause d'une guerre qu'il ne voulait pas mener. La famine règne: les gens mangent les racines des arbres et certains furent même dénoncés pour avoir mangé...leurs propres enfants ! Cependant, en raison de l'inflation galopante, la dette extérieure de la Perse était devenue quantité négligeable.

2.   L'accord Anglo-Perse de 1919

La Russie ayant disparu, la grande question politique à venir était celle de l'indépendance de la Perse. Les Persans, frustrés de n'avoir pas pu présenter leurs revendications lors de la conclusion du Traité de Versailles, s'interrogeaient sur leur sort...L'anglophile Premier Ministre Vosuq od-Dowleh et l'Angleterre négocièrent à cet effet un Accord Anglo-Persan, dont les lignes directrices sont les suivantes:

  1.  Le gouvernement britannique affirme son respect catégorique de l'indépendance et de l'intégrité de la Perse.
  2. Le gouvernement britannique affrètera, aux frais de la Perse, tous les experts nécessaires dans les diverses branches de l'administration.
  3. Le gouvernement britannique fournira des officiers, munitions, (...). Une armée unifiée sera créée pour assurer l'ordre à l'intérieur et à l'extérieur des frontières de la Perse.
  4. Le gouvernement britannique accordera un prêt pour financer les réformes prévues aux articles 2 et 3.
  5. Le gouvernement britannique (...) favorisera les entreprises anglo-persanes visant à développer le chemin de fer et les routes.
  6. Les tarifs douaniers seront revus pour être plus conformes aux intérêts de la Perse.

Le Shah demanda, en échange de la signature de l'accord, un "soutien", i.e. une garantie de pension au cas où il serait renversé et une aide financière pour le voyage qu'il comptait entreprendre en Europe. Mentionnons aussi que, si un tel accord a pu être conclu, c'est parce qu' "on" a payé les 3 négociateurs Perses (Vosuq od-Dowleh, Akbar Mirza "Sarem od-Dowleh" et Firuz Mirza "Nosrat od-Dowleh") à raison de 500 000 tomans chacun, argent qui aurait apparemment plus servi à acheter le silence d'opposants...

Cet accord présentait de clairs avantages bilatéraux. D'une part, il aurait servi à financer la modernisation de la Perse. D'autre part, il aurait donné aux anglais un contrôle quasi-absolu sur l'évolution de la Perse.Il présentait également de clairs défauts: il faisait de facto de la Perse un protectorat anglais, et les anglais n'avaient pour leur part pas les moyens financiers de tenir leurs promesses. En outre, il allait à l'encontre de la charte fondatrice de la toute neuve Société des Nations, où les Alliés affirmaient se répartir équitablement les avantages de la victoire et respecter la souveraineté des peuples.

Mais cet accord faisait donc surtout de la Perse un protectorat Anglais...Trop triste fin pour une civilisation trois fois millénaire ! Ahmad Shah, lors de son voyage officiel à Londres en 1919, refusera donc de parler de cet accord - arguant qu'il n'a pas encore été ratifié par le Parlement. Les anglais ne lui pardonneront pas de ne pas avoir été le pantin espéré, ne lui pardonneront pas d'essayer de défendre la Perse en tant que telle, puissance souveraine, millénaire et - surtout - indépendante !

3.  L'accord Russo-Perse de 1921

Au début de 1921, le gouvernement de Téhéran négocie avec Lénine un accord particulièrement avantageux pour la Perse. Lénine est, en effet, prêt à annuler la dette de la Perse vis-à-vis de l'URSS, à restituer à la Perse la totalité de ses possessions en Azerbaijan (à l'exception des pêcheries de la Caspienne). En échange, il demande seulement la permission d'envoyer l'Armée Rouge en Perse si des troupre étrangères menacaient l'URSS à partir de ce pays...

Cet accord ne sera jamais signé, pour cause de révolution...

4.  Le coup d'état de 1921

Au matin du lundi 21 février 1921, les 2500 hommes de la Brigade des Cosaques entraient dans Téhéran. Il s'agit d'un coup d'état, dicté par l'Angleterre et mené par deux hommes: sur le plan miliaire, Reza Khan - le commandant illettré qui avait si bien assuré la retraite de la Brigade lors de la débacle contre les Jangali - commandait les opérations tandis que, sur le plan civil, le journaliste Seyyed Zia od-Dinh Tabataba'i s'assurait de gérer l'opinion publique.

Le palais de Sotan Ahmad Shah est encerclé. Le souverain n'a plus le choix: il nomme Tabataba'i au poste de Premier Ministre et Reza Khan devient responsable de l'armée. Tabataba'i est un anti-communiste primaire, doublé d'un revanchard envers l'Oligarchie Kadjare - qui avait souvent refusé ses offres de service par le passé. Ses premières mesures consistèrent, en bref, à écraser les communises et à emprisonner nombre de membres de la famille Kadjare, dont l'ancien Premier Ministre - le Prince Abd'ol Hossein Farman-Farma.

Soltan Ahmad Shah est furieux, et Reza Khan aussi. Reza Khan voulait en effet - et il pouvait y prétendre - devenir chef suprême de l'armée et Ministre de la Guerre. Mais Tabataba'i, dans sa folie revancharde et dans sa stupidité absolue, voulait à tout prix laisser les Anglais s'occuper du secteur militaire (en application du Traité de 1919).

Donc, Soltah Ahmad Shah et Reza Khan s'allient et révoquent Tabataba'i. Il a fait assez de tort comme cela, qu'il parte (ceci est ma vision personnelle et je défie quiconques de la contredire, NDLR) ! D'ailleurs, Ahmad Shah, qui a bien compris combien cet homme était nocif, obligera Tabataba'i à s'exiler en Suisse le 24 mai 1921...Il ne regagnera l'Iran qu'en 1943 !

Les Anglais sont évidemment déçus, puisque Tabataba'i était leur homme de main. Pourtant, le nouvel ambassadeur - Sir Percy Lorraine - décide d'être subtil. Il écrit, à son gouvernement : " Nous devons être subtils (...) C'est pourquoi je refuse d'interférer dans la composition du nouveau cabinet. (...) Je refuse de donner un sou à la presse (...) Ma méthode est de laisser les forces naturelles agir, tout en faisant prendre conscience aux persans où sont leurs propres responsabilités et de les épauler (...) ". En 1923, l'ambassadeur laissera donc Soltan Ahmad Shah nommer Reza Khan Sardar Sepah au poste de Premier Ministre. Le Shah quitte alors la Perse pour un nécessaire voyage en Europe - trop de choses ne pouvaient plus attendre d'être discutées à Londres - et nomme son frère Mohammad Hassan Mirza au poste de Régent.

F.  La destitution (1925)

Homme simple et intègre, le Premier Ministre Reza Khan était poussé par une large fraction de l'opinion publique à créer...une République. Cette idée, étrange en 1914 sous le gouvernement du Prince Soleyman Mirza Ekandari-Kadjar, avait fait du chemin depuis !

Cependant, le haut clergé Shi'ite craignait l'instauration d'une république laique, de type Kémaliste, en Perse. Il freina donc de toutes ses forces, et poussa Reza Khan à s'installer sur le trône (oubliant, de ce fait, que ce sont les Kadjars qui ont revigoré ce même clergé, que ce sont les Kadjars qui ont créé les titres d'Ayatollah et d'Hodjat-ol-Eslam, que ce sont encore les Kadjars qui ont payé les tuiles d'or sur le toit du sanctuaire de Najaf,...).

En 1924, Ahmad Shah est à nouveau à Londres. Lors d'un dîner, il était censé remercier l'Angleterre pour tous les bienfaits qu'elle a procuré à la Perse. Il n'est pas d'accord, et il préfère se taire. On lui fait comprendre que les jours de sa dynastie sont comptés...

Au mois de novembre 1925, Reza Khan fait voter par le Parlement une motion renversant la dynastie Kadjare et le nommant Régent. Il est pourtant évident - d'un point de vue juridique - que le Parlement n'avait aucun pouvoir constituant et n'était donc strictement pas habilité à voter une telle motion. Pourtant... Le Régent en place - et légitime - Mohammad Hassan Mirza, sera surpris par l'annonce de cette nouvelle alors qu'il buvait le thé dans son palais. On ne lui laissera que quelques heures pour préparer ses bagages...

De Paris, Soltan Ahmad Shah réagira par le communiqué suivant: " En ce moment tragique, où l'avenir de mon pays est mis en danger, toute ma pensée va vers mon peuple, auquel je tiens à adresser cette déclaration: Le Coup d'Etat que Reza Khan vient de commettre contre la Constitution et contre ma dynastie s'est effectué à la force des baïonnettes. Il atteint profondément les lois les plus sacrées, et fatalement conduirait mon peuple à de grandes calamités et à de grandes souffrances qu'il ne mérite pas. J'élève contre ce coup d'Etat une véhémente protestation. Je considère et considèrerai nuls et sans valeur tous les actes émanant à l'avenir de ce gouvernement et ceux qui seraient commis sous la domination d'un tel gouvernement. Je suis et je reste le souverain légitime (...) ".

Pourtant, aucun recours n'aboutira...Reza Khan se fera couronner en tant que Reza Shah Pahlavi en décembre 1925 (NDLR: Pahlavi n'était pas son "nom de famille", mais le nom de la langue parlée en Perse mille ans plus tôt).