Description
du contenu et des objectifs du cours
Le cours
portera sur le champ des activités et le positionnement
du secteur non marchand entre activités commerciales
et secteur public. En effet, le non marchand s’est longtemps
caractérisé par un certain flou, une incertitude
quant à ses contours et à son importance, sur
le plan économique notamment.
Une première
partie de ce cours portera donc exclusivement sur les définitions
existantes du secteur non marchand (ex : Marée et Mertens
2002 et les travaux sur le secteur non marchand du METICES-TEF
de l’Université libre de Bruxelles et du Centre
d’Economie Sociale de l’Université de Liège).
Pour
comprendre ce qui est englobé par le secteur non marchand
et les enjeux auxquels il est actuellement confronté
il importe de remonter aux origines historiques de ce secteur.
Dans un premier temps, le cours esquissera le développement
depuis le début du XIXème siècle jusqu’à
nos jours de l’économie sociale.
Ensuite,
l’attention portera sur le rôle du secteur non
marchand qui dérive en quelque sorte de la spécialisation
des fonctions opérée dans la société
moderne, et de la spécialisation sous-jacente des critères
d’évaluation du comportement, comme l’efficacité,
l’efficience, la cohésion sociale, l’intégrité
des valeurs,… Ces spécialisations entraînent
une multitude de tensions réciproques que la société
moderne essaie d’adresser par le développement
du secteur non marchand où les différentes tâches
ou fonctions sont maintenues au sein de la même organisation
et équilibrées à l’intérieur
de celle-ci. Le fait de travailler comme employé ou
bénévole dans une organisation qui essaie de
concilier les différentes fonctions et de les maintenir
en équilibre modifie évidemment la vision de
l’homme et du monde par rapport à ce qui se passe
pour les travailleurs d’un établissement dont
les buts principaux sont la rentabilité, l’acquisition
du pouvoir ou la fidélité à une doctrine.
Pour démontrer que l’efficacité et la
justice sociale sont conciliables, il faut une autre mentalité
que pour prouver que l’efficacité peut (facilement)
être améliorée au détriment de
la justice sociale ou que cette dernière peut être
aisément réalisée au détriment
de l’efficacité. La différence principale
entre les secteurs marchands et non marchands réside
peut-être dans le fait que, de par leur pratique quotidienne,
ils forment un autre type de personnes.
Dans
un troisième temps, le cours abordera la question des
enjeux auxquels le non marchand fait face. Les dangers qui
menacent le secteur non marchand résultent surtout
de la tendance à mettre l’accent sur une fonction
par rapport à une autre. Cette évolution peut
être stimulée par une dynamique interne propre
à l’organisation mais aussi par une pression
externe. Souvent, cette tendance s’accélère
en raison de l’interaction des pressions internes et
externes. Dans ce cas, l’organisme sans but lucratif
perd sa spécificité et ressemble à un
type d’organisation spécialisée.
Le cours
comprendra aussi le cadre légal régissant le
financement et la réglementation de l’activité
(agréation, statut des organisations) de même
que les modes de gouvernance. En ce sens, il se rapprochera
du cours SOCA-D-544 « Diagnostic et gestion de projets
». Le cadre légal du secteur est régi
en grande partie par la loi sur les ASBL mais déterminé
également par les dispositions européennes (cfr.
les travaux du CEDAG). De plus, le cours présentera
la structure administrative du secteur des organismes non
marchands (reconnaissances légales, administrations,
le type de subventions et leur utilisation).
Examen
écrit, lundi 16 janvier 2011 au CUNIC (salle 10) de
18h à 21h
Présentations
Powerpoint
2011-2012
cours
du 03/10/2011
cours
du 10/10/2011
cours
du 24/10/2011
cours
du 31/10/2011
cours
du 07/11/2011
cours
du 14/11/2011
cours
du 21/11/2011
2010-2011
cours
du 20/09/2010
cours
du 04/10/2010
cours
du 11/10/2010
cours
du 18/10/2010
cours
du 25/10/2010
cours
du 08/11/2010